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Réussir au Québec : Ce que personne ne vous dit sur l'entrepreneuriat

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  • 29 mai
  • 5 min de lecture

Entrepreneuriat, persévérance et dépassement de soi sont au cœur du parcours de Cripin Foquet, entrepreneur québécois et nouvellement auteur. À travers ses entreprises et son ouvrage intitulé Le pouvoir de la résilience, il souhaite transmettre un message d’espoir et démontrer que la réussite entrepreneuriale est accessible à ceux qui sont prêts à saisir les opportunités et à persévérer.

Invité dans le cadre d’une initiative de journalisme local, Cripin Foquet est revenu sur son cheminement, ses réalisations professionnelles ainsi que les valeurs qui ont guidé son ascension dans l’écosystème entrepreneurial québécois.


Président de Avenir Plus Inc., une entreprise fondée en 2021 spécialisée dans la maintenance industrielle, le diagnostic, la réparation et le nettoyage des équipements industriels, il est également président de Master All Inc., une société œuvrant dans le domaine des lubrifiants automobiles et industriels.

« Je suis président d’Avenir Plus Inc. et depuis un an président de Master All Inc. », explique-t-il en présentant son parcours professionnel. Pour lui, ces projets représentent bien plus que des entreprises : ils constituent une contribution directe au développement économique du Québec et du Canada.

« On contribue, comme toute entreprise normale, à l’essor économique du Québec en créant de la richesse, en créant de la valeur et en créant des emplois », affirme-t-il.

Transformer les défis en opportunités entrepreneuriales

Comme plusieurs entrepreneurs qui débutent une aventure professionnelle, Cripin Foquet a dû faire face à plusieurs obstacles, notamment celui de gagner la confiance des premiers clients.

« L’entrepreneuriat, comme je l’ai dit, c’est un exercice très, très complexe, mais il faut de la résilience. C’est mon mot préféré », souligne-t-il.

Selon lui, l’un des plus grands défis rencontrés au lancement d’Avenir Plus Inc. était de convaincre les premiers clients alors que l’entreprise n’avait pas encore d’historique démontrant son expertise.

« Lorsque vous êtes nouvellement sur le marché et que vous vendez un service, vous avez besoin d’un record. Les gens veulent savoir où est-ce que vous avez travaillé auparavant, où est-ce que votre entreprise a déjà rendu le service », explique-t-il.

La situation a changé lorsqu’un premier entrepreneur lui a accordé une opportunité. Une fois cette confiance obtenue, son équipe a pu démontrer son savoir-faire.

« Une fois qu’on nous a donné cette chance-là, on a prouvé qu’on était capable et le reste s’est fait tout simplement », raconte-t-il.

Pour lui, le Québec représente un environnement où la qualité du travail peut rapidement ouvrir des portes.

« Au Québec, il y a quelque chose que j’adore : lorsque vous faites du bon travail, ça se dit et ça fait votre promotion très rapidement », ajoute-t-il.

La réussite ne repose pas sur la chance, mais sur la préparation

Interrogé sur la place de la chance dans son parcours, Cripin Foquet rejette l’idée d’une réussite simplement attribuable au hasard.

« Je ne crois pas à la chance. Je pense que la chance, c’est lorsque la préparation rencontre l’opportunité », affirme-t-il.

Selon lui, une opportunité ne peut être pleinement saisie que lorsqu’une personne possède les compétences, la discipline et la préparation nécessaires.

« Si vous n’êtes pas préparé et que l’opportunité se présente à vous, vous ne serez pas capable de la saisir », précise-t-il.

Cette philosophie résume une grande partie de son approche entrepreneuriale : identifier les besoins, proposer des solutions et continuer à avancer malgré les difficultés.

« Les industries québécoises ont encore des problèmes et elles n’attendent que des solutions », estime-t-il. « Il faut trouver une solution qui répond à un problème bien précis de l’industrie. »

Un parcours marqué par la résilience

Le thème de la résilience occupe une place centrale dans l’histoire personnelle de Cripin Foquet. Dans son livre Le pouvoir de la résilience, il revient sur les expériences qui ont façonné son parcours.

Né dans un village du Cameroun au début des années 1990, il raconte avoir grandi dans une famille où l’accès à l’éducation n’était pas évident.

« J’ai vu le jour dans un village très lointain. Mes deux parents n’ont jamais été à l’école », partage-t-il.

Malgré ces circonstances, il explique que sa mère a joué un rôle déterminant dans son avenir en croyant profondément à l’importance de l’éducation.

« Cette maman a cru que pour se faire une place dans le monde de demain, il fallait absolument aller à l’école », raconte-t-il.

Grâce à cette volonté familiale, il quitte son village pour poursuivre ses études en ville. Une transition difficile puisqu’il ne maîtrisait pas encore la langue française.

« Je ne connaissais pas parler français. Je parlais uniquement ma langue natale », se souvient-il.

Face à cette nouvelle réalité, il choisit de ne pas abandonner.

« Ma mère m’a fait comprendre que c’était possible de réussir, mais qu’il fallait aller à l’école », explique-t-il.

Pour lui, la résilience n’est donc pas seulement une valeur professionnelle, mais une attitude qui l’accompagne depuis son enfance.

« Il fallait que je sois résilient, il ne fallait pas que je décroche, il ne fallait pas que j’abandonne face à tous ces challenges », affirme-t-il.

Des expériences difficiles devenues des étapes vers le succès

Avant de devenir entrepreneur, Cripin Foquet a également connu des emplois exigeants, notamment dans les champs agricoles au Québec.

« Il y en a qui me disaient : “Moi, je ne peux pas quitter le Cameroun pour venir faire des champs au Québec.” Oui, nous, on allait cueillir les bleuets », raconte-t-il.

Pour lui, ces expériences représentent une partie essentielle de son évolution.

« Il n’y a jamais de gloire sans souffrance », insiste-t-il. « Si vous souffrez en ce moment, si vous êtes en difficulté, sachez que c’est le processus qui arrive à la gloire, qui arrive au succès. »

Il affirme n’avoir jamais envisagé d’abandonner son objectif.

« Je n’ai jamais eu envie d’abandonner. Pour moi, la difficulté fait partie du processus », dit-il.

Un livre pour inspirer une nouvelle génération d’entrepreneurs

Avec Le pouvoir de la résilience, Cripin Foquet souhaite encourager davantage de personnes issues de la diversité à croire en leur potentiel entrepreneurial.

Il explique avoir écrit cet ouvrage afin de montrer que la réussite est possible peu importe l’origine ou le parcours d’une personne.

« Le but de ce livre, c’est de multiplier les Cripin Foquet. C’est de pouvoir inspirer davantage de personnes », affirme-t-il.

Selon lui, l’entrepreneuriat québécois doit continuer à accueillir des talents provenant de différents horizons.

« On peut réussir au Québec, qu’on soit Africain, Haïtien, Québécois ou peu importe d’où on vient. On peut réussir, c’est possible », soutient-il.

Il rappelle toutefois que la réussite demande de chercher les ressources disponibles et de ne pas rester isolé.

« Il faut aller chercher les ressources. Il faut travailler dur, il faut challenger, il ne faut pas baisser les bras », conseille-t-il.

Construire aujourd’hui le Québec de demain

Lorsqu’il regarde vers l’avenir, Cripin Foquet affirme ne pas avoir fixé de limite précise à ses ambitions.

« Ma limite, c’est le ciel », déclare-t-il.

Pour lui, le véritable succès ne consiste pas uniquement à atteindre des objectifs personnels, mais aussi à préparer la relève.

« On va arriver à un niveau où lorsqu’on sera prêt à aller en retraite, on aura formé suffisamment de personnes pour prendre la relève afin que ce que nous avons bâti aujourd’hui continue dans le temps », explique-t-il.

Son message final s’adresse particulièrement aux personnes issues de la diversité qui souhaitent se lancer en affaires.

« Rapprochez-vous des personnes qui ont déjà emprunté le pas comme nous autres. Il y a plusieurs structures d’accompagnement disponibles au Québec et au Canada qui sont prêtes à vous accompagner », encourage-t-il.

À travers son parcours entrepreneurial et son témoignage, Cripin Foquet défend une idée centrale : les origines ne déterminent pas la destination. Selon lui, avec de la préparation, de la persévérance et de la résilience, chacun peut transformer une opportunité en réussite.



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