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AI DE BATIMATECH AUGMENTE LA PARTICIPATION DE DIVERSITE AU SEIN LA CONSTRUCTION

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  • 10 août 2023
  • 3 min de lecture
Francis, président-fondateur de Batimatech

Montréal – Dans un secteur aussi traditionnel que la construction, l’innovation et l’inclusion ne sont pas des mots que l’on associe spontanément. Pourtant, Francis Francis, président-fondateur de Batimatech, s’est donné pour mission de transformer cette industrie en la rendant plus agile, plus technologique et surtout plus inclusive.


Créé comme un organisme à but non lucratif (OBNL), Batimatech est devenu en quelques années une référence au Québec. Son rôle : catalyser les différents acteurs de l’immobilier et de la construction autour de l’innovation, de la recherche et du développement, mais aussi d’une meilleure représentativité de la société dans ce milieu encore largement homogène.


« L’idée de Batimathèque, c’est d’amener le secteur de la construction à intégrer davantage de solutions technologiques et d’équipements innovants », explique Francis Francis. Cette volonté s’incarne à travers plusieurs volets :

Événementiel : l’organisation d’un congrès annuel réunissant promoteurs, constructeurs, associations et fournisseurs de technologies.


Formation : plus de 32 programmes accrédités par la Régie du bâtiment du Québec, accessibles en ligne, pour les détenteurs de licence RBQ mais aussi pour le grand public.


Recherche et développement : un pilier central du projet. Inspiré d’un constat – l’absence de la construction dans les discussions menées par le centre de recherche informatique de Montréal – Francis a initié la première édition de Batimatech afin de combler ce vide.


Plateforme numérique : récemment, l’organisme a lancé jebatimenttech.com, un répertoire en ligne qui permet aux entrepreneurs et professionnels de trouver rapidement des solutions technologiques adaptées à leurs besoins.


Au-delà de l’innovation, Batimatech se positionne comme un acteur engagé pour une meilleure représentativité au sein de l’industrie. Le projet DISQ (Diversité et Inclusion dans le Secteur de la Construction), soutenu par le Groupe 3737, vise à accroître la place des femmes et des minorités dans le domaine.


Le constat est frappant : seulement 4 % de femmes travaillent sur les chantiers au Québec, soit environ 6 700 personnes. Une progression timide, qui a pris huit ans pour passer de 1 % à 4 %.


« Le bassin de main-d’œuvre vieillit rapidement. Il faut donc trouver des moyens d’attirer une nouvelle génération et, surtout, de diversifier les profils », souligne Francis. Pour lui, la construction ne se limite pas aux métiers manuels : elle englobe aussi les fonctions de gestion, de conception, de logistique, et peut accueillir des talents issus d’horizons variés.


La 8e édition du congrès Batimathèque aura lieu les 26 et 27 septembre au Palais des congrès de Montréal.


Au programme :

Une trentaine d’exposants technologiques et innovants.

Plus de 18 conférences et panels autour de thèmes d’actualité.

Un accent sur la diversité des intervenants (parité hommes-femmes, diversité d’âge et de parcours).


Des activités de réseautage permettant aux participants de tisser des liens concrets.


Le thème de cette année, « 5.0 – L’humain au cœur de la transformation », marque une évolution importante. Après l’ère de l’automatisation (4.0), place à la collaboration entre l’humain et la machine. « L’objectif est de réfléchir à l’avenir de nos métiers dans ce nouveau paradigme », précise Francis.


Au-delà de l’aspect technologique, l’engagement de Francis Francis prend une dimension personnelle. En tant que l’un des rares dirigeants noirs d’une association dans la construction, il souhaite ouvrir la voie à plus de diversité dans les postes de direction.


« J’ai eu la chance d’accompagner mes enfants avec les ressources nécessaires pour réussir. Mais tout le monde n’a pas cet accès. Je crois que l’inclusion passe aussi par un accompagnement adapté, en donnant les bons outils aux nouvelles générations », affirme-t-il.


Batimathèque ne se limite pas à rassembler l’industrie : l’organisme cherche aussi à redistribuer ses acquis à la communauté, à travers des projets éducatifs, des partenariats et des initiatives d’intégration.


La construction québécoise emploie près de 200 000 personnes, mais peine encore à refléter la diversité de la société. Pour Francis, il est urgent de repenser ce modèle, tant pour des raisons économiques que sociales.

« La construction ne peut pas être différente de la société dans laquelle elle évolue. Si on veut qu’elle reste dynamique, il faut qu’elle soit représentative, inclusive et innovante », conclut-il.


Avec Batimathèque, il espère bien bâtir non seulement des infrastructures solides, mais aussi un avenir plus équitable et durable pour l’industrie.



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