Will Prosper Producteur Montrealais nous révèle les coulisses de film Kubana


Le producteur Will Prosper contribue à faire connaître à l’international Kubana, un documentaire réalisé par Jessica Alinaya qui explore la vie au Rwanda plusieurs décennies après le génocide contre les Tutsi de 1994. À travers des histoires de coexistence et de réconciliation, le film examine comment les individus peuvent reconstruire leurs relations après de profondes souffrances.
Pour Prosper, le documentaire propose des leçons qui dépassent les frontières du Rwanda, particulièrement dans un monde de plus en plus marqué par les divisions politiques et sociales.
« Le Rwanda peut nous apprendre quelque chose, et le Rwanda doit nous apprendre quelque chose », affirme-t-il, soulignant l’importance de tirer des leçons de l’expérience du pays plutôt que de s’appuyer exclusivement sur les perspectives occidentales.
Prosper explique que la production a bénéficié de la collaboration de professionnels locaux et du travail préparatoire réalisé par Alinaya au Rwanda. Toutefois, la reprise des conflits dans la République démocratique du Congo voisine a entraîné des restrictions liées aux assurances, empêchant l’équipe d’accéder à certains lieux de tournage.
Au-delà de son sujet historique, Kubana cherche également à déconstruire les stéréotypes sur les pays africains en mettant en lumière la richesse culturelle du Rwanda, son esprit entrepreneurial et le dynamisme de sa jeunesse.
Prosper estime que l’industrie cinématographique au Québec et au Canada doit faire davantage pour soutenir les cinéastes noirs et afrodescendants, notamment en matière de distribution et d’accès au financement. Selon lui, leurs histoires peuvent toucher des publics internationaux tout en enrichissant le paysage culturel québécois.
« Jessica Alinaya a un regard unique, elle a une vision particulière, et cela se ressent dans ce film », souligne-t-il.
Au moment de l’entretien, le documentaire circulait dans les festivals, avec une projection prévue en novembre au Festival du nouveau cinéma documentaire de Montréal (RIDM). Une diffusion sur Natif TV vers avril ou mai était également envisagée.
Pour Prosper, Kubana n’est pas simplement un film sur le Rwanda ou le génocide. C’est une invitation à réfléchir à l’humanité, à la coexistence et au courage nécessaire pour avancer sans perpétuer les cycles de vengeance.
Comme il l’explique : « Je pense qu’il faut davantage de courage pour ne pas chercher à se venger. »




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