Une soirée qui fait avancer des initiatives concrètes
- Editor

- 31 juil.
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Se lancer dans un projet demande souvent plus que des compétences ou des ressources financières. Il faut aussi accepter de sortir de sa zone de confort, croire en son potentiel et savoir s’entourer. C’est autour de ces thèmes que deux intervenants, Justin et Benicha Mukandila, ont partagé leurs expériences et leurs conseils, notamment sur l’entrepreneuriat, la foi, le leadership personnel et l’importance du réseau.
Pour Justin, l’aventure entrepreneuriale dans le domaine des studios audiovisuels a longtemps été freinée par la peur. Pendant près de cinq ans, le projet existait dans les esprits sans réellement prendre forme. Un déclic est finalement survenu après la participation à une conférence à Paris organisée par leurs mentors.
« Quand on revient à Montréal, on se dit : “On ne peut pas rester les mêmes personnes, on doit se lancer” », raconte-t-il.
Quelques semaines ou quelques mois après cette expérience, Justin et son épouse décident alors de franchir le pas. En 2023, ils lancent leur premier studio dans un petit local d’environ 1 000 pieds carrés. Le lieu, entièrement vide et aux murs blancs, était loin de ressembler aux studios qu’ils possèdent aujourd’hui.
Le démarrage s’est pourtant fait avec des moyens très limités. Leur canapé et leur télévision personnels ont notamment été transportés dans le studio afin d’accueillir les premiers clients.
« C’était une petite pièce, environ 1 000 pieds carrés. Tous les murs étaient blancs. Il n’y avait rien à l’intérieur », explique Justin.
Avec la créativité de son épouse dans le design et son expérience dans l’audiovisuel, le couple transforme progressivement cet espace vide en véritable studio. Pour Justin, cette expérience illustre une conviction essentielle : il ne faut pas nécessairement attendre d’avoir toutes les ressources avant de commencer.
« Commencer avec ce que tu as par la foi, c’est la base », affirme-t-il.
Dépasser la peur et changer son regard
Au-delà de son expérience entrepreneuriale, Justin s’est également adressé aux personnes qui ont des rêves ou des projets mais qui restent paralysées par la peur de l’échec ou par le regard des autres.
Selon lui, deux changements sont particulièrement importants : celui de la mentalité et celui du langage.
Il invite d’abord à ne plus considérer la peur uniquement comme une barrière, mais plutôt comme un obstacle qu’il est possible de surmonter. « Voir les choses différemment, changer sa mentalité », résume-t-il.
Le langage joue également un rôle déterminant dans la manière dont une personne perçoit ses propres capacités. Pour Justin, certaines paroles peuvent progressivement conduire quelqu’un à abandonner un rêve avant même d’avoir tenté de le réaliser.
« Ce que tu dis peut éteindre même ton rêve que tu avais et que tu pouvais accomplir, mais par ta parole tu l’as éteint », souligne-t-il.
Il ajoute un troisième élément : l’entourage. Pour lui, il est essentiel de fréquenter des personnes qui ont déjà avancé dans le domaine que l’on souhaite explorer.
« Il faut s’entourer de gens qui sont en avance sur toi », conseille-t-il.
Son propre parcours en témoigne. Un ami plus âgé lui avait recommandé de participer à une conférence dont l'entrée coûtait 500 dollars. Alors qu’il hésitait à investir une telle somme simplement pour assister à un événement, son ami a finalement payé pour lui.
Cette expérience a contribué à transformer sa manière de penser.
« C’est encore possible » : accepter le défi pour révéler son potentiel
Invité à laisser une seule phrase au public, Justin a choisi un message centré sur le potentiel et le dépassement de soi.
« C’est encore possible de se fixer des objectifs et de les atteindre. Mais pour ça, il faut accepter le défi qui est devant toi pour découvrir le potentiel caché à l’intérieur de toi », déclare-t-il.
Un message qui rejoint également l’intervention de Benicha Mukandila, étudiante en communication et spécialisée en leadership et en gestion d’équipe. Son intervention s’est concentrée sur une notion complémentaire : le leadership personnel.
Pour elle, avant de vouloir diriger les autres, il faut d’abord apprendre à se diriger soi-même.
La connaissance de soi au cœur du leadership
Benicha Mukandila présente plusieurs clés permettant de développer son leadership personnel. La première repose sur la connaissance de soi.
Elle estime qu’une bonne communication, qu’elle soit interpersonnelle ou interculturelle, commence par la capacité à comprendre qui l’on est, ce que l’on possède comme qualités et ce que l’on peut apporter aux autres.
« La première astuce pour pouvoir permettre à ton quotidien d’être bien assis, c’est d’avoir conscience de qui tu es en tant que personne », explique-t-elle.
Elle invite ainsi chacun à identifier ses forces, ses faiblesses et sa valeur personnelle. Cette connaissance de soi peut également devenir un atout dans les situations professionnelles, notamment lors d’une entrevue ou d’une négociation.
Le pouvoir du capital réseau
La deuxième notion abordée par Benicha est celle du « capital réseau ». Elle propose une réflexion simple : si un CV était remplacé par les relations d’une personne, dans quelle grande entreprise cette personne pourrait-elle être recrutée?
Pour elle, cette question permet de mesurer concrètement l’importance des relations dans une trajectoire professionnelle.
« Le capital réseau en communication, on appelle ça l’ensemble des ressources, des privilèges, des avantages et des opportunités que tu peux obtenir au travers de tes relations », explique-t-elle.
Elle insiste notamment sur l’importance des relations dites « faibles », c’est-à-dire les personnes que l’on connaît sans nécessairement être proche d’elles.
Il peut s’agir d’une personne à qui l’on souhaite simplement un joyeux anniversaire chaque année, ou encore de quelqu’un que l’on salue régulièrement sans véritablement connaître son nom.
Selon Benicha, ces relations peuvent ouvrir des portes vers des univers auxquels le cercle proche n’a pas forcément accès. Entretenir ces liens, retenir certains détails sur les personnes et maintenir régulièrement le contact peut donc contribuer à élargir les possibilités professionnelles.
Des objectifs qui demandent discipline et constance
L’intervention a également porté sur l’importance des objectifs et du processus nécessaire pour les atteindre. Benicha rappelle notamment que les objectifs doivent être inscrits dans le temps et accompagnés d’une démarche concrète.
Elle évoque également le développement des habitudes. Contrairement à l’idée largement répandue selon laquelle une nouvelle habitude se construit en 21 jours, elle souligne, en s’appuyant sur ses recherches pour sa présentation, qu’il faut en moyenne davantage de temps, parfois autour de 66 jours ou plus selon le comportement concerné.
Mais au-delà du nombre de jours, elle insiste surtout sur la régularité.
« Ce n’est pas uniquement le nombre de jours qui importe, mais c’est ta rigueur et ta discipline au quotidien », affirme-t-elle.
Pour elle, l’environnement auquel une personne s’expose quotidiennement joue également un rôle dans la formation de ses habitudes. Les comportements répétés finissent par s’ancrer et deviennent progressivement automatiques.
Transformer son potentiel en action
Les deux interventions convergent finalement vers une même idée : avoir du potentiel ne suffit pas. Il faut accepter de passer à l’action, apprendre à dépasser ses peurs, cultiver de bonnes relations et développer une discipline personnelle.
L’expérience de Justin rappelle qu’un projet peut commencer avec des moyens modestes, tandis que le témoignage de Benicha souligne que le leadership commence par une meilleure compréhension de soi et de son environnement.
Entre foi, préparation, réseau et discipline, le message adressé au public est clair : les ressources nécessaires ne sont pas toujours présentes dès le départ. Mais le premier pas peut permettre de découvrir celles qui étaient déjà disponibles, parfois même à l’intérieur de soi.




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