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Talent et Passion : Entrez dans l’intimité musicale de James Gray

  • Photo du rédacteur: Editor
    Editor
  • 19 août 2025
  • 3 min de lecture

Montréal – Dans les locaux de Talent et Passion, l’animatrice Sacha Doama a accueilli un invité qui fait de plus en plus parler de lui sur la scène urbaine montréalaise. À seulement 29 ans, James Gray – qui signe son nom avec un V au lieu du A par choix artistique et marketing – incarne une nouvelle génération de musiciens indépendants, oscillant entre R&B, électro-pop et introspection poétique.


« C’est vraiment un honneur pour nous de le recevoir. On a hâte de découvrir qui se cache derrière l’artiste,» a confié Doama en introduction.

Né en Ontario mais arrivé au Québec à l’âge de deux ans, James Gray se définit avant tout comme un musicien autodidacte. « J’ai décidé de faire de la musique anglophone parce que je pense que je peux toucher plus de personnes avec ça,» explique-t-il.


Son style hybride, qu’il qualifie de R&B Electro-pop, dépasse les étiquettes. « C’est même des genres qui sont peut-être pas assez larges pour décrire ce que je fais… c’est très riche,» souligne l’animatrice, invitant les auditeurs à découvrir son univers sur Spotify et YouTube.


Un détail frappe immédiatement : son pseudonyme écrit James Gray. Un choix qui n’est pas anodin. « Il y a un artiste et directeur que je respecte vraiment aux États-Unis qui s’appelle James Gray. Chaque fois que je cherchais mes morceaux, ça tombait sur lui. Alors, avec un V, même si je n’avais qu’un seul auditeur, on me trouvait automatiquement,» raconte-t-il. Un geste à la fois respectueux et stratégique.


L’artiste vient de lancer son premier EP, Nightmares in Paradise, un projet qu’il porte depuis cinq ans. « La vie est tellement belle, pourquoi est-ce qu’en ce moment je focus sur cette partie un peu grise ? C’était comme un cauchemar dans toute cette beauté, dans ce paradis de la vie,» confie-t-il avec sincérité.


Parmi les six titres, une chanson se démarque particulièrement : Who I Be. « C’est la chanson la plus représentative de qui je suis aujourd’hui. Si quelqu’un doit commencer par un morceau, c’est celui-là,» affirme James Gray.


Son inspiration, il la puise d’abord dans son vécu personnel. « Ça vient toujours de qu’est-ce que moi je vis, parce que c’est l’affaire la plus vraie que je connais,» explique-t-il, évoquant ses relations amoureuses, familiales et collaboratives.

Élevé dans une famille multiculturelle – un père nigérian et une mère italo-canadienne – il a grandi avec l’anglais comme langue commune. Ce choix se reflète dans sa musique, entièrement anglophone malgré son français impeccable.


Côté influences, James cite Drake, Kendrick Lamar et J. Cole, mais aussi des artistes plus récents comme Lucky Daye, SiR et The Weeknd, dont il admire la créativité.


S’il a commencé par le rap et le freestyle, James Grey s’oriente aujourd’hui vers le chant. « Je chante plus parce que j’ai une fille depuis deux ans. Je veux lui montrer une façon raffinée de partager son côté émotionnel. C’est important,» dit-il avec émotion.


Contrairement à beaucoup d’artistes qui cherchent d’abord à s’exporter, James Grey souhaite bâtir sa carrière à Montréal. « Mon art, je veux le promouvoir là où il a été créé, là où il m’a façonné. Je pense qu’on est capables de construire ici et d’inspirer ailleurs,» affirme-t-il avec conviction.


L’avenir s’annonce prometteur : plusieurs singles encore à venir en 2025 et surtout la préparation de son premier album, intitulé Never Be Perfect. Celui-ci promet un mélange plus organique de R&B et soul, avec de vrais instruments et une approche plus acoustique.


« On est maintenant ici. Ça, c’est un début. Mais le but, c’est de construire un mouvement à Montréal, du côté francophone comme anglophone,» conclut l’artiste.



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